Solution proposée par : ADEME
Ekolo Mundo ne contrôle ni la faisabilité ni la viabilité des solutions proposées
Structure : ADEME
France
Niveau de difficulté :
Un tiers des ordures ménagères est composé de restes alimentaires divers. Ces matières, appelés communément «biodéchets alimentaires», une fois décomposés et transformés, constituent une ressource pour améliorer la qualité des sols : le compost.
Afin d’en favoriser le retour au sol et dans la continuité de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) obligeant les producteurs à trier à la source leurs biodéchets, la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) a abaissé le seuil de tri à la source pour les gros producteurs à 5 tonnes au 1er janvier 2023 avant d’imposer celui-ci à l’ensemble des producteurs de biodéchets à compter du 1er janvier 2024.
Parmi les raisons pour agir, peuvent être citées :
z Des raisons environnementales : développement de l’économie circulaire, réduction du volume des déchets (aujourd’hui majoritairement incinérés ou enfouis), amélioration de la qualité des sols (moins sensibles à la sécheresse et l’érosion, réduction du recours aux engrais chimiques, captage de carbone...) ;
z Des raisons sociales : apport de sens à son quotidien professionnel, montée en compétences, etc. ;
z Des raisons économiques et réglementaires.
Le compostage autonome en établissement (CAE), comme les autres solutions de prévention et gestion de proximité des biodéchets (PGprox1), vient apporter une réponse à ces enjeux en permettant un usage dans les sols du compost, au plus près de sa production, dans des zones le plus fréquemment urbaines ou péri-urbaines.
Pour faciliter la lecture, le terme « compost » sera utilisé dans ce document, bien qu’il s’agisse d’un abus de langage du point de vue de la réglementation actuelle2.
Pourquoi ce guide ?
Les établissements producteurs de biodéchets manquent de connaissances sur le compostage, les informations disponibles à foison sur inter- net ou d’autres médias ne sont pas forcément fiables et objectives. C’est pourquoi ce guide est là pour leur permettre de faire un choix éclairé sur ses avantages et les contraintes qui peuvent y être liées ainsi que pour mettre en exergue les actions possibles à mener quant à la valorisation des biodéchets.
Cette nouvelle édition est un outil pour accompagner les établissements vers la recherche de solutions in situ, capables à la fois de répondre aux obligations réglementaires et de s’intégrer dans une démarche environnementale et sociale vertueuse.
A qui s’adresse-t-il ?
Ce guide est à destination de tout établissement, public ou privé, qui souhaiterait gérer in situ ses déchets de cuisine et de table (ci-après DCT).
Sont concernés : les établissements scolaires, sociaux ou médicaux, les lieux d’accueil permanents ou temporaires, les restaurants ou hôtels-restaurants, les restaurants d’entreprise, les centres de loisirs ou de vacances, les garnisons ou encore les centres pénitentiaires, les bâtiments tertiaires avec ou sans restauration collective, etc.
Parmi les décisionnaires et parties prenantes, sont inclus : les chefs d’établissement, les responsables de cuisine, les gestionnaires comptables, les personnels de l’établissement, les services techniques... mais également les collectivités qui ont la responsabilité d’établissements publics présentant ces caractéristiques.
Depuis le premier guide du CAE édité par l’ADEME en 2012, la pratique s’est répandue et des retours d’expérience sur des durées conséquentes peuvent être étudiés.